
Les Scènes sauvages, un projet d’art en territoire, pour un spectacle vivant tourné vers les vivants.
En novembre 2025, la compagnie Notre cairn signe une convention d’accompagnement triennal Projet Innovant des Territoires avec ses partenaires historiques : la DRAC Grand-Est, la Région Grand-Est et la Communauté de communes de la Vallée de la Bruche. Cet engagement réciproque permet à l’Ensemble artistique du festival des Scènes sauvages d’imaginer un projet global, articulé autour de trois axes principaux.
L’accueil

Aux Scènes sauvages, l’accueil n’est pas un détail : c’est un point de départ.
Aller au théâtre, pousser une porte, oser assister à un spectacle… Ces gestes ne sont pas toujours évidents. Ils peuvent se heurter à des habitudes, des représentations, parfois à un sentiment de ne pas être à sa place.
Nous voulons déjouer cela. Faire en sorte que chacun et chacune puisse se sentir attendu·e, légitime, libre d’entrer, de rester, de revenir.
L’Accueil — avec un A majuscule — guide ainsi l’ensemble de notre projet.
Une programmation ouverte
Nous construisons une programmation exigeante et accessible, sans thème imposé, mais avec une attention constante : accueillir tous les regards.
Artistes confirmés et voix émergentes s’y côtoient, pour faire dialoguer les générations et les écritures. À côté des spectacles, d’autres formats invitent à entrer autrement dans le festival : lectures en plein air, moments partagés autour d’un petit-déjeuner, rencontres et discussions.
Nous développons également nos propres créations, souvent en lien avec des habitantes et habitants du territoire.

Des résidences ancrées
Nous accueillons chaque année des artistes en résidence. Ils viennent ici pour créer, expérimenter, rencontrer.
Ces temps de travail sont pensés comme des espaces d’échange : les artistes sont invités à imaginer des formes de participation avec les habitants de la vallée. Chaque résidence devient ainsi une aventure partagée, dont les traces trouvent leur place au sein du festival.
Une billetterie accessible
Rendre le théâtre accessible, c’est aussi agir sur son prix.
Hormis certains spectacles spécifiques, l’entrée est gratuite jusqu’à 12 ans révolus. Certaines propositions sont en accès libre pour toutes et tous. Et nous proposons des tarifs adaptés, pour que chacun puisse participer selon ses moyens.
Le LIEU
Imaginer des espaces qui soient à la fois des lieux de rencontre et des terrains d’expériences artistiques est au cœur du projet des Scènes sauvages. Cette ambition se déploie à travers un ensemble d’actions dédiées à la pratique théâtrale, structurées en trois axes.
LA création saisonnière
Au fondement de l’identité du festival, la création saisonnière — ou création partagée — associe des habitants du territoire (et au-delà) à un processus de création professionnelle.
Ce projet, à la fois artistique, humain et politique, se construit sur un temps long : des sessions de travail réparties dans l’année, suivies d’une période intensive de création, puis d’une série de représentations au festival et en tournée.
Les participants y vivent une expérience complète, accompagnés par une équipe artistique et technique. Cette immersion dans la création théâtrale se prolonge par une véritable mise en visibilité publique, au cœur de la programmation.

Le stage de jeu
Introduit en 2025, le stage de jeu propose un format court et immersif pour appréhender la pratique théâtrale. Ouvert à toutes et tous, il se déroule sur une semaine, autour d’une thématique, d’une technique, et/ou d’une œuvre. Pensé comme un espace d’exploration, il se déroule dans un cadre accessible et convivial. Il favorise la rencontre, la découverte et participe à l’ancrage local du festival.
Les actions d’éducation artistique et culturelle
Engagées depuis plusieurs années, les actions d’éducation artistique et culturelle occupent une place essentielle dans le projet. Menées en partenariat avec les établissements scolaires, elles permettent aux élèves de découvrir le théâtre à la fois comme spectateurs et comme praticiens.
Ces actions contribuent au développement de l’expression, de l’imaginaire et de la confiance en soi, tout en renforçant le lien entre le festival et les jeunes publics. Elles participent ainsi à l’inscription durable du projet sur le territoire.
Un lieu à inventer
Festival hors-les-murs, les Scènes sauvages ne disposent pas à proprement parler d’un espace physique unique, et dédié à son activité. Pourtant, elles ont su s’imposer comme un rendez-vous, un espace de rencontres, d’échanges et d’expériences partagées.
Le « lieu » du festival est aujourd’hui à la fois symbolique et vécu : un espace où se tissent des liens, où se croisent les regards, où se fabrique du commun. Venir aux Scènes sauvages, ce n’est pas seulement assister à des spectacles, c’est faire l’expérience d’une forme de convivialité, de fraternité et d’amitié.
La question d’un espace matériel, identifié et pérenne, est un enjeu structurant pour l’avenir du festival. Un tel espace permettrait de consolider la présence de l’équipe sur le territoire, de renforcer les liens avec les habitants et de soutenir durablement les projets de création, de médiation, et de transmission.
Sa mise en œuvre nécessite une réflexion approfondie avec l’ensemble des acteurs du territoire.


les haBitantes,
les haBitants.
Le projet des Scènes sauvages stipule que la pérennité du festival passe par une implication réfléchie, coordonnée et volontaire des habitants et des habitantes du territoire au festival, afin que les récits d’un monde désirable soit imaginés par toutes et tous, et pour toutes et tous. C’est dans ce cadre qu’un ensemble d’actions sont imaginées pour favoriser leur intégration dans l’organisation du festival et développer l’entrelacement des enjeux de participation citoyenne, de création artistique, et d’attention au vivant.

Les bénévoles sont un rouage essentiel de l’organisation du festival.
Les bénévoles ont un statut de membre usager au sein de l’association Notre cairn : ils paient une cotisation annuelle, participent aux consultations et à l’Assemblée Générale, bénéficient d’une voix consultative.
Un calendrier annuel de réunions a été établi en début de saison. À raison d’un rendez-vous toutes les 6 à 8 semaines, ces réunions sont l’occasion de faire le point sur la saison, les avancées en termes de programmation et d’organisation, les choix artistiques, et la présentation des initiatives imaginées au Comité des bénévoles.
Les bénévoles prennent des initiatives, concourent à la pérennité et à la cohérence du projet des Scènes sauvages, et prennent en charge un nombre croissant de responsabilités (restauration, communication, partenariats avec des structures du territoire).
Si la cohérence du projet artistique des Scènes sauvages est assuré conjointement par la direction de Notre cairn et par l’Ensemble artistique, composés exclusivement de professionnels du spectacle vivant, ce projet est imaginé et amendé régulièrement et en fonction des propositions, ou simplement des réflexions, émises par les bénévoles, au sein ou en dehors des réunions.
En somme, le projet des Scènes sauvages se nourrit de l’expertise de l’Ensemble artistique tout autant que de l’expérience des bénévoles et des spectateurs.
Amorcé au début de l’année 2026, le Groupe des spectateurs permet de créer et d’enrichir les liens entre les spectateurs, les habitants et l’équipe artistique du festival.
Il a pour objet l’enrichissement d’un imaginaire commun par la mise en place d’un programme de spectacles, au sein de scènes labellisées en région Grand-Est. Chaque soirée fait ensuite l’objet d’une discussion, d’un échange informel.
La participation au groupe des spectateurs est ouverte à toutes personnes intéressées, sur la base d’un engagement à suivre l’ensemble du programme proposé.
Cette année, le programme des spectacles proposé au Groupe a été imaginé par Charles Zévaco, qui en assure également le suivi.

Les artistes-habitants
La direction des Scènes sauvages et l’Ensemble artistique du festival lancent cette année une réflexion pour mieux valoriser les pratiques d’artistes ancrés sur le territoire.
Il ne s’agit pas de transformer le projet principal du festival — qui repose sur la programmation de spectacles de théâtre dans des lieux non dédiés, la création artistique et la mise en avant des écritures contemporaines. Au contraire, l’objectif est de faire dialoguer ces pratiques avec d’autres formes artistiques, afin de créer des ponts, des échanges et de nouvelles perspectives.
Dans cette optique, plusieurs groupes et créateurs ont été identifiés dans différents domaines : l’écriture, la photographie, l’architecture et le chant.
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